{"doc_desc":{"title":"Les mariages consanguins (1951)","idno":"IE0045","producers":[{"name":"AMIRAT Sofiane","abbreviation":"","affiliation":"Service des enqu\u00eates et des sondages, Ined","role":""},{"name":"MORISSET Amandine","abbreviation":"","affiliation":"Service des enqu\u00eates et des sondages, Ined","role":""}],"prod_date":"2010-07-02","version_statement":{"version":"Version 1.0 (2011-04-07)\nVersion 2.0 (2021-08-25) : Mise en conformit\u00e9 avec le CESSDA, enrichissement des m\u00e9tadonn\u00e9es","version_date":"2021-08-25"}},"study_desc":{"title_statement":{"idno":"IE0045","title":"Les mariages consanguins (1951)","translated_title":"Consanguineous marriages"},"authoring_entity":[{"name":"SUTTER Jean","affiliation":"Ined"},{"name":"TABAH Leon","affiliation":"Ined"}],"production_statement":{"producers":[{"name":"Institut national d'\u00e9tudes d\u00e9mographiques","affiliation":"","role":""}],"prod_date":"1953","funding_agencies":[{"name":"Institut national d'\u00e9tudes d\u00e9mographiques","abbreviation":"Ined","role":""}]},"distribution_statement":{"distributors":[{"name":"Institut national d'\u00e9tudes d\u00e9mographiques","abbreviation":"Ined","affiliation":"","uri":"https:\/\/www.ined.fr\/"}],"depositor":[{"name":"","abbreviation":"","affiliation":""}]},"study_info":{"keywords":[{"keyword":"Bretagne","vocab":"","uri":""},{"keyword":"Mariage","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/33a9c792-284b-4fe1-a57f-3ab140691e4f"},{"keyword":"G\u00e9n\u00e9tique","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/df2c54c4-4f48-4da5-a0bf-e39cd8efa45d"},{"keyword":"Troubles g\u00e9n\u00e9tiques","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/f84e8c8a-7bf5-4e19-99bd-988a016623c7"},{"keyword":"Vie familiale","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/cae60b4a-9d0b-4ac2-b2d4-e6c17c2dea03"},{"keyword":"Coutumes matrimoniales","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/b457babe-40a3-40cf-b113-6127a9e428cb"}],"abstract":"La valeur de la descendance des familles consanguines a suscit\u00e9, depuis plus de 200 ans, des controverses m\u00e9dicales multiples.\n     Etudier les effets de la consanguinit\u00e9 est, essentiellement une question de population. Les r\u00e9sultats n'ont de sens que s'ils englobent un nombre de famille relativement important, vivant dans un milieu donn\u00e9, et compar\u00e9 \u00e0 un autre ensemble de familles vivant dans le m\u00eame milieu donn\u00e9, et compar\u00e9 \u00e0 un autre ensemble de famille vivant dans le m\u00eame milieu, mais dont les \u00e9poux, cette fois, ne sont pas apparent\u00e9s (familles-t\u00e9moins).\n\n     Ayant pris un grand essor, dans les ann\u00e9es 50 la g\u00e9n\u00e9tique de population fournit des instruments pr\u00e9cieux \u00e0 ceux qui se soucient de mesurer l'ampleur des ph\u00e9nom\u00e8nes consanguins \u00e0 grande \u00e9chelle.\n\n     Le Dr Jean Sutter et Leon Tabah ont mis en avant la g\u00e9n\u00e9tique de population et la d\u00e9mographie au sens large, par leurs \u00e9tudes sur la population minimale et la consanguinit\u00e9.\nIls ont montr\u00e9 \u00e0 diverses reprises, l'importance des mariages consanguins et leur influence sur la mortalit\u00e9 infantile endog\u00e8ne ou la multiplication de certaines tares. Particuli\u00e8rement, l'\u00e9tude de la d\u00e9limitation g\u00e9ographique des isolats et de leurs structures ne peut \u00eatre envisag\u00e9e hors de cette connaissance.\n\n     A partir de l'enqu\u00eate qu'ils ont entrepris en 1951 dans le Morbihan et le Loir-et-Cher, les auteurs ont pu donner d'importants r\u00e9sultats sur les effets de l'endogamie et de la consanguinit\u00e9.\n     Pour cette \u00e9tude, il leur a d'abord \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire de d\u00e9terminer deux zones g\u00e9ographiques et, \u00e0 d\u00e9faut, deux d\u00e9partements, dont les caract\u00e9ristiques du point de vue de l'endogamie devait \u00eatre diff\u00e9rentes. Leurs choix s'est donc arr\u00eat\u00e9 aux d\u00e9partements du Loir-et-Cher (Touraine) et du Morbihan (Bretagne). Dans les ann\u00e9es 50, ces d\u00e9partements \u00e9taient tous deux peu urbanis\u00e9s, le premier pouvant passer pour repr\u00e9sentatif de 35 \u00e0 40 d\u00e9partements Fran\u00e7ais o\u00f9 l'exogamie semblait pr\u00e9valoir depuis longtemps ; le second comptait parmi les 10 \u00e0 15 d\u00e9partements o\u00f9 l'endogamie est rest\u00e9 longtemps forte. Le Morbihan diff\u00e9rait du Loir-et-Cher surtout sur trois points : la fr\u00e9quence des mariages consanguins y \u00e9tait rest\u00e9e \u00e9lev\u00e9e, il y avait moins d'\u00e9trangers et la f\u00e9condit\u00e9 y \u00e9tait plus forte. Par exemple, le pourcentage des mariages consanguins dans l'ensemble des familles int\u00e9ress\u00e9es par l'enqu\u00eate s'\u00e9levait \u00e0 9.35% dans le Morbihan et \u00e0 5.99% dans le Loir-et-Cher.\n     Les deux chercheurs ont interrog\u00e9 pour cette enqu\u00eate des familles consanguines, mais ont aussi voulu int\u00e9grer des familles non-consanguines, dites t\u00e9moins, afin d'\u00e9tablir des points de comparaisons.","time_periods":[{"start":"1951","end":"1953","cycle":""}],"coll_dates":[{"start":"1951","end":"1953","cycle":"Enqu\u00eate"}],"nation":[{"name":"France","abbreviation":"FR"}],"geog_coverage":"D\u00e9partements du Loir-et-Cher et du Morbihan\n\nL'enqu\u00eate a int\u00e9ress\u00e9 44 communes dans le Morbihan et 81 dans le Loir-et-Cher.\nDans le Morbihan, l'enqu\u00eate a surtout port\u00e9 sur les r\u00e9gions de forte densit\u00e9, notamment la zone c\u00f4ti\u00e8re et, \u00e0 l'int\u00e9rieur celle comprise entre Gourin et Mauron. En Loir-et-Cher, ce sont surtout la Sologne et les petites communes des arrondissements de Blois et de Vend\u00f4me qui ont \u00e9t\u00e9 visit\u00e9es.","analysis_unit":"Famille","universe":"Familles r\u00e9sidant dans le Loir-et-Cher ou le Morbihan","data_kind":"Donn\u00e9es d'enqu\u00eate Donn\u00e9es administratives"},"method":{"data_collection":{"time_method":"Transversale","data_collectors":[{"name":"SUTTER Jean","abbreviation":"","affiliation":"Ined"},{"name":"TABAH Leon","abbreviation":"","affiliation":"Ined"}],"sampling_procedure":"Probabiliste : al\u00e9atoire syst\u00e9matique\n\t\t\n\t\tLa liste des m\u00e9nages consanguins fut \u00e9tablie \u00e0 partir des renseignements recueillis aupr\u00e8s des Ev\u00each\u00e9s de Vannes et de Blois : nom des \u00e9poux consanguins, degr\u00e9 exact de parent\u00e9, domicile au moment du mariage.\nDans le Morbihan, un nombre appr\u00e9ciable d'union put \u00eatre fourni par les seules ann\u00e9es 1920 et 1921. Par contre, le faible pourcentage des mariages consanguins dans le Loir-et-Cher, et la moindre population, ont oblig\u00e9 \u00e0 \u00e9tendre l'enqu\u00eate sur les mariages consanguins contract\u00e9 au cours de 7 ann\u00e9es : 1919 \u00e0 1925.\n\nPour la liste des familles t\u00e9moins, il ne pouvait \u00eatre question de recueillir les renseignements d'\u00e9tat civil concernant les 8500 unions non consanguines contract\u00e9es dans les communes visit\u00e9es. Ainsi un sondage a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 ayant pour principe l'examen d'une famille t\u00e9moin sur 7 pour le Morbihan, et une sur 11 pour le Loir-et-Cher.\nDes instructions furent donn\u00e9es aux secr\u00e9taires de mairie. Ces familles \"t\u00e9moins\" furent d\u00e9termin\u00e9es dans les conditions suivantes :\n-dans la mesure du possible, les familles devaient \u00eatre s\u00e9lectionn\u00e9es par des dates de mariages identiques \u00e0 celles o\u00f9 les mariages consanguins furent contract\u00e9s.\n-les conjoints ne devaient \u00eatre apparent\u00e9s \u00e0 aucun des degr\u00e9s suivants : oncle-ni\u00e8ce, tante-neveu, cousins germains, cousin de degr\u00e9 in\u00e9gal, cousins issus de germains.\n-les conjoints ne devaient pas avoir quitt\u00e9 la commune depuis leur mariage.\n-les secr\u00e9taires de mairie devaient conna\u00eetre personnellement les familles. \nIl \u00e9tait enfin recommand\u00e9 aux secr\u00e9taires de ne se laisser arr\u00eater par aucune circonstance telles que la st\u00e9rilit\u00e9 des \u00e9poux, la mort de l'un d'eux au bout de quelques ann\u00e9es ou un divorce tardif.","coll_mode":["Entretien en face-\u00e0-face : papier et crayon (PAPI) \/","Transcription\n\t\t\n\t\tSi l'un des \u00e9poux \u00e9tait d\u00e9ced\u00e9, le survivant \u00e9tait interrog\u00e9 et, dans le cas du d\u00e9c\u00e8s des deux \u00e9poux, le plus proche parent possible : fr\u00e8re, soeur, etc.\n\t\t\n\t\tUne fois le choix fait, le secr\u00e9taire de mairie devait \u00e9tablir, \u00e0 l'aide des archives de l'\u00e9tat civil ou du livret de famille, l'histoire compl\u00e8te de la famille."],"research_instrument":"Questionnaire non structur\u00e9 \/ Consignes de collecte de donn\u00e9es : Guide de collecte de donn\u00e9es secondaires\n\t\t\n\t\tAux familles consanguines, il a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9 un questionnaire \"non directif\".\nLes renseignements suivant furent receuillis : \u00e2ge au mariage des \u00e9poux, dates des naissances succesives, dates et circonstances des avortements spontan\u00e9s, dates des morts \u00e9ventuelles avec leurs causes. L'\u00e9tat des descendants fut relev\u00e9 avec soin, et les anomalies qu'ils pouvaient pr\u00e9senter, d\u00e9crites le mieux possible. Des renseignements furent aussi demand\u00e9s sur les mariages des enfants : le nombre des petits enfants et leurs \u00e9tats de sant\u00e9.\n\nPour les familles t\u00e9moins, des renseignements furent recueillis sur les naissances, les morts, et les mariages des enfants, ainsi qu'une description de leurs caract\u00e9ristiques physiques ou mentales (idiots, \u00e9pileptiques, tuberculeux, par exemple).","coll_situation":"Le d\u00e9pouillement de l'enqu\u00eate fut ex\u00e9cut\u00e9 par voie m\u00e9canographique. La fiche de chaque enfant fut codifi\u00e9e suivant l'\u00e2ge du p\u00e8re et de la m\u00e8re, son rang de naissance et ses diverses autres caracteristiques : anomalies, mortalit\u00e9 plus ou moins pr\u00e9coce, etc. Chaque fausse-couche, pour les consanguins, fut enregistr\u00e9e suivant le rang de grossessse (malheureusement, ce renseignement n'a pas pu \u00eatre recueilli aupr\u00e8s des m\u00e8res pour les familles t\u00e9moins)."},"analysis_info":{"response_rate":"Sur les 350 familles consanguines du Morbihan et les 352 familles consanguines du Loir-et-Cher, 262 et 264 furent respectivement visit\u00e9es, soit un taux de r\u00e9ponse de 75%.","data_appraisal":"Quelques r\u00e9serves doivent \u00eatre prises en compte quant aux renseignements recueillis :\n     - les enqu\u00eat\u00e9s consanguins n'ont pas subi un exemen tr\u00e8s approfondi ni de trop longue dur\u00e9e. En effet, l'enqu\u00eateur, bien que m\u00e9decin, \u00e9tait tenu \u00e0 une certaine discr\u00e9tion.\n     - les circonstances d'une fausse-couche ou du d\u00e9c\u00e8s d'un enfant peuvent devenir impr\u00e9cises, estomp\u00e9es dans le souvenir des parents 25 ou 30 ans apr\u00e8s l'\u00e9v\u00e8nement... D'autre part, la cause exacte du d\u00e9c\u00e8s, quand elle est mentionn\u00e9e, peut \u00eatre impr\u00e9cise, m\u00eame lorsqu'elle a \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9e par un m\u00e9decin. Cela est surtout vrai dans le Morbihan, o\u00f9 les maladies infantiles, d'apr\u00e8s les habitants, avaient surtout pour cause la \"m\u00e9ningite\".\n     - les anomalies et leur description ont \u00e9t\u00e9 difficiles \u00e0 diagnostiquer."}}},"schematype":"survey"}