{"doc_desc":{"title":"Le niveau intellectuel des enfants d'\u00e2ge scolaire (1944)","idno":"IE0013","producers":[{"name":"MORISSET Amandine","abbreviation":"","affiliation":"Service des enqu\u00eates et des sondages, Ined","role":""}],"prod_date":"2010-03-29","version_statement":{"version":"Version 1.0 (2011-03-17)\nVersion 2.0 (2021-08-25) : Mise en conformit\u00e9 avec le CESSDA, enrichissement des m\u00e9tadonn\u00e9es","version_date":"2021-08-25"}},"study_desc":{"title_statement":{"idno":"IE0013","title":"Le niveau intellectuel des enfants d'\u00e2ge scolaire (1944)","sub_title":"Une enqu\u00eate nationale dans l'enseignement primaire","translated_title":"The intellectual level of school-age children. A national survey in primary schools"},"authoring_entity":[{"name":"GIRARD Alain","affiliation":"Ined"},{"name":"STOETZEL Jean","affiliation":"Ined"}],"oth_id":[{"name":"Dr MANDE Raymond","affiliation":"M\u00e9decin des hop\u00eetaux de Paris","email":"","role":"Secr\u00e9taire de la commission pr\u00e9paratoire d'\u00e9tudes \/ Organisation et ex\u00e9cution de l'enqu\u00eate"},{"name":"Dr GILLON Jean-Jacques","affiliation":"","email":"","role":"Organisation et ex\u00e9cution de l'enqu\u00eate"},{"name":"GILLE Ren\u00e9","affiliation":"Directeur du Centre d\u00e9partemental d'orientation professionnelle de la Seine","email":"","role":"Mise au point du test \"mosa\u00efque\""},{"name":"Dr HEUYER Georges","affiliation":"Professeur \u00e0 la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de Paris","email":"","role":""},{"name":"M. PIERON Henri","affiliation":"Professeur au Coll\u00e8ge de France","email":"","role":""},{"name":"Mme PIERON Henri","affiliation":"Directrice du centre de recherche des tests \u00e0 l'Institut national d'\u00e9tude du travail et d'orientation professionnelle","email":"","role":"Correction des tests"},{"name":"Dr SUTTER Jean","affiliation":"","email":"","role":""},{"name":"M. HENRY Louis","affiliation":"","email":"","role":""},{"name":"LEFEBVRE Simone","affiliation":"","email":"","role":""},{"name":"Mme BENASSY-CHAUFFARD","affiliation":"Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l'Institut national d'orientation professionnelle","email":"","role":""}],"production_statement":{"producers":[{"name":"Institut national d'\u00e9tudes d\u00e9mographiques","affiliation":"","role":""},{"name":"Institut national d'orientation professionnelle","affiliation":"","role":""},{"name":"Centres d'orientation professionnelle","affiliation":"","role":""},{"name":"Minist\u00e8re de l'Education Nationale","affiliation":"","role":""}],"prod_date":"1944","funding_agencies":[{"name":"Institut national d'\u00e9tudes d\u00e9mographiques","abbreviation":"Ined","role":""}]},"distribution_statement":{"distributors":[{"name":"Institut national d'\u00e9tudes d\u00e9mographiques","abbreviation":"Ined","affiliation":"","uri":"https:\/\/www.ined.fr\/"}]},"holdings":[{"text":"","location":"","callno":"","uri":"https:\/\/ses-nada.web.ined.fr\/index.php\/catalog\/81"}],"study_info":{"keywords":[{"keyword":"France","vocab":"","uri":""},{"keyword":"D\u00e9veloppement de l'enfant","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/3668c2bf-c11c-498c-9eaa-218fa0b00c36"},{"keyword":"D\u00e9veloppement mental","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/188fc08d-85af-47e8-a78a-eacdbe3cfe78"},{"keyword":"Intelligence","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/92589857-b129-45ae-8909-5915031a6587"},{"keyword":"Influence de la famille","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/2fd5fc56-15f9-4158-a10b-ac52f1b2ae95"},{"keyword":"Apprentissage","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/c92e9956-c1cc-4704-8569-ef3f53e23c07"},{"keyword":"Taille de la famille","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/c72a5a58-80d0-4f0f-8ca0-c78d67c84b6d"},{"keyword":"In\u00e9galit\u00e9 sociale","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/5a549b7e-b9f6-4779-ad31-44a7b63ce2d1"},{"keyword":"Enseignement primaire","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/6f6941b4-e2bd-4ce5-b82c-75ff2e2f04f9"},{"keyword":"Enfants","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/9eca9c03-c900-44d9-806f-3acec00f8fc2"},{"keyword":"Tests d'intelligence","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/c11b5398-91da-4966-aa45-dba7a4451b79"}],"abstract":"En 1944, les progr\u00e8s de l'enseignement en France, son caract\u00e8re d'obligation, le recul progressif de l'\u00e2ge de la scolarit\u00e9, soulevaient des questions de plus en plus complexes. Sans \u00e9voquer les probl\u00e8mes de financement et d'organisation, de formation et de recrutement des ma\u00eetres, une question pr\u00e9alable se posait tous les jours davantage : dans quelle mesure tous les enfants sont-ils aptes \u00e0 suivre avec profit un enseignement uniforme ? Notamment, ceux dont les capacit\u00e9s naturelles sont inf\u00e9rieures, ou qui, pour toute autre cause, sont retard\u00e9s dans leur d\u00e9veloppement, ne rel\u00e8vent-ils pas d'une instruction sp\u00e9ciale ?\nLes progr\u00e8s de la psychologie exp\u00e9rimentale avaient permis, dans une certaine mesure, le d\u00e9pistage des d\u00e9ficients. L'\u00e9chelle m\u00e9trique de l'intelligence, con\u00e7ue par Binet et Simon au d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle, permettait, en effet, de classer les enfants d'apr\u00e8s leur niveau mental. Une loi de 1909 avait cr\u00e9\u00e9 les classes de perfectionnement, mais en raison des circonstances et en particulier du trouble grave apport\u00e9 \u00e0 la vie nationale par la guerre de 1914-1918, elle ne put \u00eatre int\u00e9gralement appliqu\u00e9e, de sorte que le d\u00e9veloppement des \u00e9tablissements sp\u00e9ciaux pour enfants anormaux fut plus lent que le l\u00e9gislateur ne l'avait souhait\u00e9. C'est ainsi qu'en 1937, 4.000 enfants fran\u00e7ais seulement fr\u00e9quentaient ces diff\u00e9rents \u00e9tablissements ; chiffre \u00e9videmment tr\u00e8s inf\u00e9rieur au chiffre r\u00e9el des enfants qui avaient besoin d'une \u00e9ducation sp\u00e9ciale. \nL'effort accompli par la France dans ce sens restait donc tr\u00e8s limit\u00e9 ; bien d'autres pays l'avaient distanc\u00e9e.\nIl fallu attendre 1936 pour que le probl\u00e8me soit abord\u00e9 dans son ensemble. Le Ministre de la Sant\u00e9 Publique, M. Henri Sellier, avait alors rassembl\u00e9, sous la pr\u00e9sidence du Pr Wallon, une commission de l'enfance d\u00e9ficiente et en danger moral, qui devint vite interminist\u00e9rielle, \u00e0 la demande du Pr Georges Heuyer. Elle pr\u00e9parait un projet de loi, v\u00e9ritable statut de l'enfance d\u00e9ficiente et en danger moral, et jetait, en outre, les bases d'une enqu\u00eate nationale, destin\u00e9e \u00e0 d\u00e9nombrer et \u00e0 localiser les enfants d\u00e9ficients. Malheureusement, les circonstances ne leur permirent pas de r\u00e9aliser ce dessein.\nL'id\u00e9e fut reprise en 1943 par Me Decugis et le Pr Heuyer. Cette fois, l'Institut National d'Etudes D\u00e9mographiques put mener \u00e0 bien l'enqu\u00eate, sous la conduite du Dr Ren\u00e9 Mande, m\u00e9decin des h\u00f4pitaux de Paris. Ses buts \u00e9taient multiples, puisque l'enqu\u00eate se proposait :\n          -d'\u00e9valuer le nombre des sujets mentalement d\u00e9ficients et socialement r\u00e9cup\u00e9rables et de fournir tous les \u00e9l\u00e9ments d'appr\u00e9ciation n\u00e9cessaires, quant \u00e0 leur r\u00e9cup\u00e9ration, \u00e0 la nature et \u00e0 l'amplitude des mesures pratiques \u00e0 prendre \u00e0 cet \u00e9gard ;\n          -de d\u00e9terminer la valeur mentale du capital humain repr\u00e9sent\u00e9 en France, par les enfants d'\u00e2ge scolaire de 6 \u00e0 14 ans ;\n          -de r\u00e9unir un mat\u00e9riel d'\u00e9tudes statistiques et de recherches fournissant les \u00e9l\u00e9ments de corr\u00e9lations pathologiques, anthropologiques et sociologiques, n\u00e9cessaires aux sciences de l'homme travaillant sur de grandes s\u00e9ries.","time_periods":[{"start":"1944","end":"1944","cycle":""}],"coll_dates":[{"start":"1944-01","end":"1944-07","cycle":"Enqu\u00eate"}],"nation":[{"name":"France","abbreviation":"FR"}],"geog_coverage":"Ecoles de l'enseignement primaire (public et priv\u00e9) en France m\u00e9tropolitaine","analysis_unit":"Individu","universe":"Enfants des \u00e9coles primaires fran\u00e7aises (publiques et priv\u00e9es) \u00e2g\u00e9s de 6 \u00e0 12 ans","data_kind":"Donn\u00e9es d'enqu\u00eate Test psychologique"},"method":{"data_collection":{"time_method":"Transversale","data_collectors":[{"name":"Directeurs des Centres d'orientation professionnelle de Toulouse, Melun, Perpignan, Poitiers, Belfort, Caen, Voiron, Rennes, Toulon, Nevers, Annecy, Besan\u00e7on, Le Mans, Marseille, Lille, Angers, Agen et Dijon","abbreviation":"","affiliation":""}],"sampling_procedure":"Probabiliste : grappe : al\u00e9atoire stratifi\u00e9\n\t\t\nIl fut d\u00e9cid\u00e9 qu'un chiffre total d'environ 100 000 enfants serait interrog\u00e9, r\u00e9partis en 20 zones correspondant aux r\u00e9gions administratives alors d\u00e9finies. Dans chaque zone seraient examin\u00e9s un groupe d'enfants d'origine urbaine et un groupe d'enfants d'origine rurale. Des calculs avaient montr\u00e9s que, dans toutes les r\u00e9gions, la population scolaire, suppos\u00e9e \u00e9gale approximativement \u00e0 1\/10e de la population totale, \u00e9tait assez nombreuse pour dispenser de prendre des \u00e9chantillons variables dans les diff\u00e9rents cas. En cons\u00e9quence, avec un nombre de 2000 sujets examin\u00e9s par r\u00e9gion, l'erreur maximum \u00e9tait de 0,02 avec une probabilit\u00e9 de 997 pour 1000. Partant de ces donn\u00e9es, il a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 \u00e0 2500 le nombre des enfants \u00e0 examiner dans chaque groupe : on \u00e9tait s\u00fbr ainsi d'\u00e9liminer les risques d'erreur d\u00fbs aux fluctuations accidentelles de la population.\n\nAfin d'\u00e9viter tout risque d'erreur dans la valeur des r\u00e9sultats statistiques de l'enqu\u00eate, les zones devaient donc \u00eatre choisies au hasard. Afin d'\u00e9viter au maximum les causes d'erreur dues \u00e0 de telles interpr\u00e9tations, il fut d\u00e9cid\u00e9 de choisir les zones \u00e0 prospecter de la fa\u00e7on suivante :\n          -Parmi les villes de grande et de moyenne importance, c'est-\u00e0-dire de plus de 20 000 habitants, un tirage au sort a \u00e9t\u00e9 fait et il a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 \u00e0 certaines villes, ainsi d\u00e9sign\u00e9es par le hasard, un nombre de classes proportionnel \u00e0 leur population (le chiffre de 30 enfants par classe est la moyenne qui a servi de base pour ces calculs). Ainsi, les enqu\u00eateurs re\u00e7urent la liste des villes de cette cat\u00e9gorie et le nombre de classes qu'ils auraient \u00e0 examiner.\n          -Pour les petites villes (de 2 000 \u00e0 20 000 habitants), le choix a \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9 \u00e0 l'initiative du Directeur du Centre en raison des difficult\u00e9s fr\u00e9quentes de communication. Le directeur du Centre fournissait une liste d'une dizaine de petites villes entre lesquelles fut fait un tirage au sort.\n          -Pour la zone rurale, le Service de statistiques d\u00e9termina dans chaque r\u00e9gion, par tirage au sort, un nombre de cantons tel qu'il repr\u00e9sentait, apr\u00e8s \u00e9limination des localit\u00e9s de plus de 2 000 habitants, une population globale de 70 000 \u00e0 80 000 habitants, c'est-\u00e0-dire environ 7 500 enfants. Comme l'examen ne devait porter que sur 2 500 enfants, soit le 1\/3 environ des cantons ainsi d\u00e9sign\u00e9s, le directeur du centre avait ainsi la possibilit\u00e9 de choisir, parmi les cantons, ceux qui lui seraient d'acc\u00e8s le plus facile. \n          -Pour Paris et le d\u00e9partement de la Seine, les \u00e9coles furent group\u00e9es selon l'importance de leurs effectifs totaux, et un certain nombre d'entre elles furent tir\u00e9es au sort.","coll_mode":["Questionnaire auto-administr\u00e9 : papier \/","Mesures et tests de caract\u00e9ristiques physiques\n\t\t\nLe questionnaire \u00e9tait rempli par l'instituteur.\nLe test \"mosa\u00efque\" \u00e9tait rempli par les \u00e9l\u00e8ves eux-m\u00eames sous l'oeil des conseillers d'orientation professionnelle (ou dans certains cas d'instituteurs ayant re\u00e7u un entra\u00eenement sp\u00e9cial), qui lisaient oralement les consignes d'application et s'assuraient du bon d\u00e9roulement de l'\u00e9preuve. L'inscription des r\u00e9ponses se faisaint par un trait, une croix ou un dessin tr\u00e8s simple."],"research_instrument":"Questionnaire non structur\u00e9 \/ T\u00e2ches des participants\n\t\t\nDeux instruments ont servi \u00e0 la collecte des donn\u00e9es :\n-Le test \"mosa\u00efque\"\n-Le questionnaire\n\nLe test \"mosa\u00efque\", mis au point par Ren\u00e9 Gille, \u00e9tait un test collectif. Il \u00e9tait fait d'\u00e9preuves (62 au total) ne faisant appel ni \u00e0 des connaissances scolaires, ni \u00e0 des ancrages d\u00e9pendant d'un milieu social d\u00e9termin\u00e9 (ce caract\u00e8re de relative universalit\u00e9 sociale n'\u00e9tait toutefois valable que dans les limites de la culture occidentale, et il a fallu introduire des modifications importantes au test quand on a voulu l'appliquer aux populations scolaires d'Afrique orientale fran\u00e7aise). A l'exception des consignes, qui restaient verbales dans une large mesure, le test \u00e9tait graphique, non verbal. En d\u00e9finitive, le \"mosa\u00efque\" \u00e9tait un test de d\u00e9veloppement mental. Il ne tendait pas \u00e0 donner \u00e0 proprement parler une mesure de l'intelligence, mais \u00e0 faire le point de l'acquisition d'un certain nombre de notions et m\u00e9canismes intellectuels qui doivent normalement appara\u00eetre entre 6 et 12 ans.\nLe m\u00eame test a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 \u00e0 tous les \u00e2ges de la scolarit\u00e9 primaire retenus par l'enqu\u00eate, c'est-\u00e0-dire de 6 ans compris \u00e0 12 ans non compris. Les \u00e9preuves qui le composait pouvaient se r\u00e9sumer en 3 groupes :\n     - des questions relatives \u00e0 l'acquisition de connaissances \u00e9l\u00e9mentaires ;\n     - des questions faisant appel \u00e0 l'observation ;\n     - des \u00e9preuves de raisonnement logique ;\nLe bar\u00e8me de notation du test tenait compte d'une pond\u00e9ration des points bas\u00e9s sur le pourcentage de r\u00e9ussites. Le total des notes ainsi pond\u00e9r\u00e9es atteignaient 204 points.\n\nLe questionnaire \u00e9tait rempli par l'instituteur et apportait sur chaque enfant un certain nombre de renseignements, relatifs \u00e0 son \u00e9tat civil, ses origines g\u00e9ographiques, \u00e0 son milieu \u00e9conomique, social et familial, comme \u00e0 ses capacit\u00e9s scolaires et \u00e0 ses caract\u00e9ristiques personnelles, physiques et caract\u00e9rielles. Ces donn\u00e9es permettaient de diff\u00e9rencier suffisamment les enfants et ainsi d'\u00e9tudier leur d\u00e9veloppement mental, au sein de groupes homog\u00e8nes.\n\nA la fin de la passation, tous les tests et questionnaires furent r\u00e9unis dans les centres d'Orientation professionnelle, puis achemin\u00e9s progressivement \u00e0 l'Institut. Chaque paquet de tests \u00e9tait accompagn\u00e9 d'une notice de l'examinateur donnant quelques renseignements g\u00e9ographiques, \u00e9conomiques et d\u00e9mographiques sur la r\u00e9gion prospect\u00e9e. Ces notices \u00e9taient compos\u00e9es avec grand soin pour permettre d'\u00e9tablir des corr\u00e9lations int\u00e9ressantes entre le pourcentage d'\u00e9l\u00e8ves anormaux et les conditions de vie de la r\u00e9gion. Les tests furent enfin achemin\u00e9s sur les laboratoires de Mme Henri Pi\u00e9ron, o\u00f9 des \u00e9quipes de correcteur ont travaill\u00e9 pendant plus de deux ans. Enfin, au mois d'octobre 1946, l'Institut les a r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s et a entreprit leur exploitation m\u00e9canographique en 1947.","coll_situation":"L'enqu\u00eate fut effectu\u00e9e au milieu de difficult\u00e9s mat\u00e9rielles souvent consid\u00e9rables.\nEn temps normaux (o\u00f9 la circulation est facile), la meilleure m\u00e9thode aurait \u00e9t\u00e9 de confier l'examen des enfants \u00e0 un petit nombre d'\u00e9quipes mobiles. Une unit\u00e9 de direction aurait ainsi \u00e9t\u00e9 obtenue et les r\u00e9sultats auraient \u00e9t\u00e9 plus homog\u00e8nes. Seulement, une telle m\u00e9thode n'\u00e9tait pas applicable en 1944. Il a donc fallu s'en remettre pour l'organisation locale de l'enqu\u00eate \u00e0 autant de centres directeurs que de zones choisies. Le nombre des instituteurs d'arri\u00e9r\u00e9s \u00e9tant extr\u00eamement faible, il n'a pas \u00e9t\u00e9 possible, comme cela avait d'abord \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9, de leur confier l'organisation locale de l'enqu\u00eate. Apr\u00e8s consultation de Mme Pi\u00e9ron et de Mme B\u00e9nassy-Chauffard, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de faire appel aux directeurs des Centres d'orientation professionnelle. Cette solution avait de nombreux avantages th\u00e9oriques : les directeurs de centres \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 en rapport avec les membres du corps enseignant. De plus, tous \u00e9taient entra\u00een\u00e9s \u00e0 la pratique de tests et avaient group\u00e9 autour d'eux des collaborateurs instruits de cette question. Au final, il est tout de m\u00eame important de dire que les d\u00e9placements des directeurs de centres et de leurs collaborateurs furent souvent tr\u00e8s difficiles.\n\nUne session d'information des directeurs de Centres participant \u00e0 l'enqu\u00eate se tint les 11, 12 et 13 octobre 1943 \u00e0 l'Institut national d'\u00e9tudes d\u00e9mographiques et \u00e0 l'Institut national d'orientation professionnelle. Ces trois journ\u00e9es furent consacr\u00e9es \u00e0 des expos\u00e9s th\u00e9oriques sur le but de l'enqu\u00eate et \u00e0 des s\u00e9ances de travaux pratiques d'application du test.\n\nLe Minist\u00e8re de l'Education \u00e9tait tenu au courant des avanc\u00e9es de l'enqu\u00eate durant sa conception. Quand vint le moment de lancer la collecte, les Recteurs et les Inspecteurs d'acad\u00e9mie furent avis\u00e9s par une circulaire du minist\u00e8re. La direction de l'Enseignement libre informa de m\u00eame les directeurs dioc\u00e9sains de l'enseignement. De la sorte, tout le personnel du corps enseignant public et libre \u00e9tait invit\u00e9 \u00e0 collaborer \u00e0 l'enqu\u00eate, en apportant une aide aussi compl\u00e8te que possible aux psychotechniciens charg\u00e9s d'aller examiner les enfants.\nCette aide fut pr\u00e9cieuse : non seulement l'instituteur devait remplir un questionnaire concernant chaque enfant, mais on lui demandait en outre de d\u00e9signer les enfants paraissant atteints de troubles de caract\u00e8re. Un surcro\u00eet de travail \u00e9tait donc demand\u00e9 au personnel enseignant, pourtant les enqu\u00eateurs trouv\u00e8rent un accueil tr\u00e8s favorable et c'est gr\u00e2ce \u00e0 la part prise par les instituteurs \u00e0 sa r\u00e9alisation que l'enqu\u00eate put \u00eatre men\u00e9e \u00e0 bien."},"analysis_info":{"response_rate":"Le nombre d'\u00e9l\u00e8ves test\u00e9s, sur l'ensemble du territoire, s'est \u00e9lev\u00e9 \u00e0 97737. Ce nombre repr\u00e9sente 2,2% des effectifs des \u00e9l\u00e8ves \"inscrits\" dans les \u00e9coles en 1943-1944, ou 2,4% environ des \u00e9l\u00e8ves \"pr\u00e9sents\".","data_appraisal":"Le d\u00e9veloppement intellectuel aux \u00e2ges des enfants enqu\u00eat\u00e9s peut r\u00e9sulter du milieu aussi bien que des facteurs h\u00e9r\u00e9ditaires. Le test n'appr\u00e9cie donc pas seulement les dons naturels. \nLa d\u00e9termination des enfants mals adapt\u00e9s \u00e0 l'enseignement normal, bien que fr\u00e9quentant les \u00e9coles primaires, et consid\u00e9r\u00e9s comme \"d\u00e9ficients\", d'apr\u00e8s une terminologie usuelle, ne doit pas \u00eatre arr\u00eat\u00e9e \u00e0 partir du seul r\u00e9sultat au test, mais en tenant le plus grand compte notamment des appr\u00e9ciations formul\u00e9es par les ma\u00eetres sur leurs qualit\u00e9s scolaires.\nEnfin, il faut se souvenir qu'un test d'intelligence, tel que le \"mosa\u00efque\" ne pr\u00e9tend pas donner une appr\u00e9ciation absolue de l'\"intelligence\" des sujets. Les \u00e9valuations qu'il fournit sont relatives aux circonstances particuli\u00e8res dans lesquelles il est administr\u00e9, ins\u00e9parables de l'instrument de mesure.\nEnfin, il est bon de rappeler les conditions dans lesquelles l'enqu\u00eate fut effectu\u00e9e : elle n'explorait pas la totalit\u00e9 de la population enfantine, \u00e2g\u00e9e de 6 \u00e0 12 ans ; portant sur les \u00e9l\u00e8ves pr\u00e9sents dans les \u00e9coles de l'enseignement public et priv\u00e9, elle excluait par cons\u00e9quent de son champ les enfants qui ne fr\u00e9quentaient aucune \u00e9cole, et ceux qui se trouvaient dans des \u00e9tablissements sp\u00e9ciaux (les grands d\u00e9ficients, anormaux physiques, caract\u00e9riels, les enfants des classes primaires des lyc\u00e9es et coll\u00e8ges, les enfants dont l'instruction se faisait \u00e0 la maison). \n\nLes r\u00e9sultats \u00e0 tirer de cette enqu\u00eate sont donc appel\u00e9s \u00e0 \u00eatre analys\u00e9s avec prudence. Des analyses statistiques pouss\u00e9es seront n\u00e9cessaires pour d\u00e9terminer si certaines diff\u00e9rences sont significatives ou non."}},"data_access":{"dataset_availability":{"complete":"2500 tests ont d\u00fb \u00eatre \u00e9limin\u00e9s, soit parce qu'ils provenaient de sujets \u00e2g\u00e9s de moins de 6 ans ou de plus de 12 ans, soit parce qu'ils \u00e9taient inutilisables. Au final, l'enqu\u00eate porte donc sur 95237 \u00e9l\u00e8ves."}}},"schematype":"survey"}