{"doc_desc":{"title":"L'opinion du public sur la consommation du sucre (1948)","idno":"IE0025","producers":[{"name":"MORISSET Amandine","abbreviation":"","affiliation":"Service des enqu\u00eates et des sondages, Ined","role":""}],"prod_date":"2010-04-21","version_statement":{"version":"Version 1.0 (2011-03-18)\nVersion 2.0 (2021-08-25) : Mise en conformit\u00e9 avec le CESSDA, enrichissement des m\u00e9tadonn\u00e9es","version_date":"2021-08-25"}},"study_desc":{"title_statement":{"idno":"IE0025","title":"L'opinion du public sur la consommation du sucre (1948)","translated_title":"Public opinion on sugar consumption"},"authoring_entity":[{"name":"BRESARD Marcel","affiliation":"Ined"}],"production_statement":{"producers":[{"name":"Institut national d'\u00e9tudes d\u00e9mographiques","affiliation":"","role":""}],"prod_date":"1948","funding_agencies":[{"name":"Institut national d'\u00e9tudes d\u00e9mographiques","abbreviation":"Ined","role":""}]},"distribution_statement":{"distributors":[{"name":"Institut national d'\u00e9tudes d\u00e9mographiques","abbreviation":"Ined","affiliation":"","uri":"https:\/\/www.ined.fr\/"}]},"holdings":[{"text":"","location":"","callno":"","uri":"https:\/\/ses-nada.web.ined.fr\/index.php\/catalog\/93"}],"study_info":{"keywords":[{"keyword":"Opinion publique","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/8e1af490-231f-4ec4-9bda-8677bc550d4a"},{"keyword":"Nourriture et alimentation","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/19540cc0-7c53-4904-b04d-72c0e99d607d"},{"keyword":"Consommation","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/0d629328-056e-4321-b54b-b06bebcd544b"},{"keyword":"Glucides","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/ce701876-576c-4448-b129-ca5b74a170bd"},{"keyword":"Ressources alimentaires","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/5e3273ff-b9d2-448e-8eb3-b9afae6113ac"},{"keyword":"Mesures d'apr\u00e8s-guerre","vocab":"ELSST","uri":"https:\/\/elsst.cessda.eu\/id\/711a9e87-f211-4709-826d-3e39b68ba865"}],"abstract":"En 1948, la r\u00e9colte de betteraves pouvait \u00eatre utilis\u00e9e soit \u00e0 la production de sucre, soit \u00e0 la production d'alcool. M\u00eame si la r\u00e9partition entre ces deux utilisations \u00e9tait d\u00e9termin\u00e9e, dans certaines limites assez larges, par voie d'autorit\u00e9, cela soulevait une probl\u00e9matique : fallait-il produire plus de sucre pour nourrir davantage la population, ou continuer de produire autant d'alcool ? Cette question m\u00e9ritait la plus grande attention, car \u00e0 l'\u00e9poque le ravitaillement en sucre de la population \u00e9tait un vrai probl\u00e8me de sant\u00e9 publique. Le sucre apportait \u00e0 la ration alimentaire un appoint appr\u00e9ciable pour un prix relativement peu \u00e9lev\u00e9. Mais \u00e9tait-il possible, \u00e0 d\u00e9faut d'une production suffisante qui aurait permis de remettre le sucre en vente libre, d'augmenter la ration ? \n\nL'accroissement de la production du sucre aurait am\u00e9lior\u00e9 le ravitaillement, non seulement en augmentant la masse des aliments disponibles, mais aussi en fournissant un aliment nutritif \u00e0 bon march\u00e9, pour lequel la ration \u00e9tait inf\u00e9rieure aux besoins de l'\u00e9poque. Mais l'alcool (et notamment l'alcool de bouche) rapportait plus au Tr\u00e9sor public et aux betteraviers que le sucre ; d'autre part, un accroissement de la production de sucre (au d\u00e9triment de l'alcool) rencontrait des difficult\u00e9s techniques qui en \u00e9levaient le prix de revient.\nAussi, pour des raisons financi\u00e8res, une partie des betteraves qui auraient pu \u00eatre transform\u00e9es en sucre \u00e9tait transform\u00e9e en alcool de bouche, ce qui, sur le plan nutritif, entra\u00eenait une d\u00e9perdition consid\u00e9rable.\n\nCette r\u00e9partition d\u00e9fectueuse \u00e9tait d\u00e9cid\u00e9e par le souci de ne pas augmenter le prix du sucre. Cependant la plupart des consommateurs cherchaient \u00e0 compenser l'insuffisance de la ration de sucre, aliment \u00e9nerg\u00e9tique par excellence, soit par des achats au march\u00e9 noir, soit par l'achat de produits de remplacement. Dans les deux cas, l'accroissement de la d\u00e9pense \u00e9tait sensible. Le calcul montrait que, du point de vue m\u00eame du consommateur, un accroissement de la production du sucre aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9conomique, m\u00eame si les quantit\u00e9s suppl\u00e9mentaires soustraites \u00e0 l'alcool \u00e9taient vendues \u00e0 un prix tr\u00e8s sup\u00e9rieur ou, ce qui revenait au m\u00eame, si l'ensemble de la ration avait \u00e9t\u00e9 vendu \u00e0 un prix plus \u00e9lev\u00e9.\n\nLa population \u00e9tait-elle pr\u00eate \u00e0 payer le sucre un peu plus cher pour voir augmenter la ration officielle ? L'opinion du consommateur \u00e0 ce sujet devait \u00eatre connue, et c'est pour cela que l'Institut national d'\u00e9tudes d\u00e9mographiques, doublement int\u00e9ress\u00e9 par la question qui touchait \u00e0 la fois \u00e0 l'alimentation des familles et \u00e0 l'alcoolisme, a proc\u00e9d\u00e9 en juin 1948 \u00e0 une enqu\u00eate par sondage repr\u00e9sentatif aupr\u00e8s du public.","time_periods":[{"start":"1948","end":"1948","cycle":""}],"coll_dates":[{"start":"1948-06","end":"1948-06","cycle":"Enqu\u00eate"}],"nation":[{"name":"France","abbreviation":"FR"}],"geog_coverage":"France m\u00e9tropolitaine","analysis_unit":"Individu","universe":"Population fran\u00e7aise de 20 ans et plus","data_kind":"Donn\u00e9es d'enqu\u00eate"},"method":{"data_collection":{"time_method":"Transversale","data_collectors":[{"name":"Institut national d'\u00e9tudes d\u00e9mographiques","abbreviation":"Ined","affiliation":""}],"sampling_procedure":"Non probabiliste : quota\n\t\t\nQuotas par :\n-sexe\n-\u00e2ge\n-profession\n-r\u00e9gion\n-nombre d'habitants\n\nLes enqu\u00eateurs avaient pour consigne de n'interroger qu'une seule personne par famille.","coll_mode":["Entretien en face-\u00e0-face"],"research_instrument":"Questionnaire structur\u00e9\n\t\t\n\t\tQuestionnaire anonyme et directif avec possibilit\u00e9 d'\u00e9mettre un commentaire sur une des questions. Il comprend 5 questions en plus de celles sur les caract\u00e9ristiques socio-d\u00e9mographiques de l'enqu\u00eat\u00e9. Une question sur le nombre de personnes pr\u00e9sentes au foyer et la cat\u00e9gorie des rationnaires \u00e9tait \u00e9galement pos\u00e9e.\nLes sujets abord\u00e9s sont :\n-l'insuffisance de la ration\n-les achats au march\u00e9 noir\n-le prix du sucre\n-la production de sucre et d'alcool"},"analysis_info":{"response_rate":"2685 personnes ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9es sur l'ensemble du territoire, repr\u00e9sentant autant de m\u00e9nages totalisant 9718 personnes.","data_appraisal":"L'\u00e9chantillon est satisfaisant en ce qui concerne le sexe, l'\u00e2ge, les r\u00e9gions, par contre on compte un nombre un peu faible de c\u00e9libataires, d'ouvriers, de ruraux, et un peu fort de personnes mari\u00e9es et de citadins.\n\nLes r\u00e9sultats chiffr\u00e9s issus de l'enqu\u00eate devront \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s avec une certaine prudence.\nLa question du march\u00e9 noir \u00e9tant abord\u00e9e dans l'enqu\u00eate, un certain nombre d'enqu\u00eateurs ont signal\u00e9 des r\u00e9ticences qu'ils ont souvent senties chez leurs interlocuteurs. De plus, une autre circonstance, \u00e9galement signal\u00e9e par les enqu\u00eateurs, a pu quelque peu influencer le sens des r\u00e9ponses : certaines cat\u00e9gories de personnes \u00e9taient en bonne position pour pratiquer le troc ou la revente des marchandises contingent\u00e9es qui leur \u00e9taient allou\u00e9es, et, en particulier, le sucre. Une modification du \"statut quo\" dans la r\u00e9partition aurait pu leur faire perdre le b\u00e9n\u00e9fice d'une situation acquise. \nCes donn\u00e9es, et d'autres sans doute, difficilement mesurables, ont pu avoir pes\u00e9 sur la spontan\u00e9it\u00e9 des r\u00e9ponses."}}},"schematype":"survey"}